Mon parcours
Ce parcours n’est pas un récit personnel, mais l’histoire de ce qui a façonné ma manière d’accompagner.
Il y a longtemps que je m’interroge sur ce qui fait qu’un être humain se sent vraiment vivant.
Pas simplement fonctionnel. Mais habité. Aligné. En paix, au moins par moments.
Cette question ne m’a jamais quittée. Elle a façonné mes choix, mes détours, mes silences aussi.
Une question fondatrice
Très tôt, j’ai compris que l’humain ne se résume jamais à ce qu’il montre. Cette compréhension s’est affinée au fil de l’observation, de la pratique, et de moments de vie qui, comme pour chacun, n’ont pas toujours été simples.
Nous sommes faits de couches, de liens invisibles : notre histoire, nos attachements, nos blessures, nos apprentissages, nos croyances, nos émotions.
Rien n’existe isolément. Le corps se souvient. L’esprit s’adapte. Le système entier cherche en permanence l’équilibre.
C’est dans cette compréhension globale que s’ancre ma pratique aujourd’hui. Comprendre une personne, c’est toujours écouter bien au-delà de ce qu’elle dit.
Quand le corps devient langage
La sophrologie caycédienne m’a appris quelque chose de fondamental : parfois, le corps parle plus juste que les mots. Le souffle, la présence, le silence peuvent ouvrir des espaces que le mental ne sait pas atteindre. Cette écoute là ne m’a jamais quittée.
L’émotion comme fil rouge
Puis il y a eu les années auprès d’enfants et d’adolescents neuroatypiques. Elles ont profondément affiné mon regard. Derrière les comportements difficiles, il y a presque toujours une émotion qui déborde, qui se fige ou qui n’a jamais appris à circuler. L’émotion est devenue mon fil rouge — non pas comme un problème à supprimer, mais comme un signal à comprendre et à apprivoiser.
Redonner de la structure
Les Thérapies Cognitives et Comportementales se sont imposées naturellement. Leur clarté, leur structure, leur efficacité permettent de relier ce que nous pensons, ce que nous ressentons et ce que nous faisons — et surtout de redonner du mouvement là où tout semblait bloqué.
Enfin, la psychotraumatologie est venue donner du sens à beaucoup de choses. Certaines réactions ne sont pas des failles, mais des adaptations anciennes. Des traces laissées par des expériences qui ont dépassé nos capacités à l’époque. Les reconnaître change tout.
Une pratique aujourd’hui
Aujourd’hui, j’accompagne ces processus avec respect, précision et sécurité, en tenant compte du corps autant que du psychisme.
Je crois profondément que l’on ne se répare pas. On se réaccorde.
Et parfois, il suffit d’un espace juste pour que quelque chose recommence à respirer.
"Changer, c'est à la fois naître et mourir". Carl Gustav Jung